Islamic Early Childhood Education in Jambi, Indonesia: Historical Development, Policy Transformation, and Institutional Change (1945–2025)
Cette étude retrace l'évolution historique, les changements de politiques et la croissance institutionnelle de l'éducation islamique de la petite enfance à Jambi, en Indonésie, de 1945 à 2025, en mettant en lumière sa transformation d'initiatives communautaires informelles vers un système standardisé et axé sur la qualité, tout en naviguant la tension persistante entre la préservation de l'identité islamique et le respect des normes éducatives nationales.
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La vue d'ensemble : Un jardin qui grandit pendant 80 ans
Imaginez le système d'éducation de la petite enfance islamique à Jambi, en Indonésie, comme un immense jardin vivant appelé Raudhatul Athfal (RA). Ce jardin est l'endroit où les jeunes enfants apprennent leurs premières leçons de lecture, de mathématiques et, plus important encore, de valeurs islamiques.
Ce document est comme une vidéo en accéléré (time-lapse) de ce jardin. Il observe comment le jardin est passé de quelques graines sauvages plantées par la communauté en 1945 à une forêt hautement organisée et réglementée par l'État, comptant plus de 1 200 écoles en 2025. Les chercheurs ont voulu voir comment le gouvernement et les groupes religieux locaux ont travaillé ensemble (et se sont parfois disputés) pour façonner ce jardin sur 80 ans.
Les quatre saisons de croissance
Le document divise l'histoire de ce jardin en quatre « saisons » ou phases distinctes :
1. La phase des semis sauvages (1945–1975)
- Ce qui s'est passé : Juste après l'indépendance de l'Indonésie, il n'y avait pas de manuel de règles gouvernementales pour ces écoles. Elles étaient comme des fleurs sauvages plantées par des groupes religieux locaux (plus précisément Muhammadiyah et Nahdlatul Ulama).
- L'ambiance : C'était très informel. Les enseignants étaient souvent des érudits religieux locaux, le programme était improvisé sur le moment, et les écoles étaient entièrement financées par les voisins (dons et argent de la communauté). Le gouvernement ne les remarquait presque pas.
2. L'arrivée du « Planificateur de jardin » (1976–1998)
- Ce qui s'est passé : Le gouvernement (sous le régime du « Nouvel Ordre ») a décidé qu'il devait organiser le jardin. Ils ont commencé à distribuer des plans de construction.
- Le changement : Le gouvernement a dit : « D'accord, vous pouvez garder vos racines islamiques, mais vous devez maintenant suivre ces règles spécifiques. » Ils ont introduit un programme standard qui mélangeait les leçons islamiques avec le développement moderne de l'enfant. Les écoles devaient s'enregistrer auprès du gouvernement, transformant ces fleurs sauvages en cultures cultivées.
3. La reprise de contrôle par le voisinage (1999–2013)
- Ce qui s'est passé : L'Indonésie a changé son système de gouvernement pour donner plus de pouvoir aux régions locales (décentralisation). C'était comme donner les clés du jardin au comité de quartier local plutôt qu'à l'hôtel de ville central.
- Le résultat : Le gouvernement local de Jambi pouvait désormais décider de la manière de dépenser l'argent et de planifier les écoles. Cela a aidé le jardin à grandir plus vite et plus fort. Cependant, cela a aussi créé une certaine confusion car les écoles devaient répondre à deux patrons différents : le ministère des Affaires religieuses (pour les règles islamiques) et le ministère de l'Éducation (pour les règles scolaires générales).
4. L'ère de la « Liberté d'apprendre » (2014–2025)
- Ce qui s'est passé : C'est l'ère actuelle, appelée Merdeka Belajar (Liberté d'apprendre). Le gouvernement a réalisé qu'un plan rigide n'était pas toujours la meilleure solution.
- Le changement : Ils ont donné aux écoles plus de liberté pour peindre leurs propres clôtures. Les nouvelles règles disent : « Voici les objectifs nationaux, mais vous pouvez les enseigner d'une manière qui correspond à votre culture locale et à vos valeurs islamiques. » L'accent est passé du simple fait de « suivre les règles » à « s'assurer que la qualité est élevée ».
Les chiffres : Un jardin qui a explosé
Le document fournit des chiffres concrets pour montrer l'expansion de ce jardin :
- En 2000 : Il y avait seulement environ 312 écoles à Jambi.
- En 2023 : Ce nombre a bondi à 1 247 écoles.
- Les élèves : Le nombre d'enfants scolarisés est passé d'environ 10 000 à près de 50 000.
- Les enseignants : En 2000, seulement environ 12 % des enseignants possédaient un véritable diplôme universitaire en éducation de la petite enfance. En 2023, ce chiffre est monté à 74 %. C'est comme si le jardin avait embauché des paysagistes professionnels au lieu de simplement compter sur des bénévoles.
La tension : Deux patrons, un seul jardin
Le document met en lumière un tiraillement constant auquel les écoles sont confrontées.
- La crise d'identité : Les écoles veulent garder leur âme islamique (enseigner le Coran, la prière et la morale). Mais le gouvernement veut s'assurer qu'elles répondent aux normes nationales (enseigner les mathématiques, les sciences et les compétences sociales).
- La double comptabilité : Parce que les écoles sont gérées par le ministère des Affaires religieuses mais suivent les règles du ministère de l'Éducation, les directeurs d'école ont souvent l'impression de jongler avec deux balles à la fois. Ils doivent remplir des formulaires différents et suivre des listes de contrôle différentes pour la même chose. Cela est particulièrement difficile pour les petites écoles rurales qui n'ont pas beaucoup d'argent ou de personnel.
La conclusion principale
Le document conclut que le système d'éducation de la petite enfance islamique à Jambi est résilient. Il a survécu à différents gouvernements, à des règles strictes et à des périodes de négligence.
- Succès : Il a grandi massivement en taille et en qualité. Les enseignants sont mieux formés et les écoles sont mieux organisées.
- Le travail inachevé : Il existe toujours un fossé entre les villes riches et les villages pauvres. De plus, il n'existe pas de jardins d'enfants islamiques « appartenant à l'État » (tous sont gérés par la communauté), ce qui crée une certaine inégalité. Le document suggère que, bien que le jardin soit beau et vaste, les deux patrons (les deux ministères) doivent apprendre à mieux se serrer la main pour que les écoles ne s'épuisent pas tant à jongler.
En bref, c'est l'histoire de la manière dont un projet religieux communautaire est devenu lentement une partie majeure et professionnelle du système éducatif national, tout en essayant de préserver sa l'identité religieuse unique.
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