“Knowing is not doing”: knowledge, misconceptions and perceived barriers to pressure ulcer prevention practice among nursing students at a tertiary institution in the United Arab Emirates
Cette étude portant sur les étudiants en soins infirmiers aux Émirats arabes unis révèle que, bien que leurs connaissances en matière de prévention des escarres s'améliorent avec l'exposition clinique, elles demeurent insuffisantes pour rejeter les pratiques obsolètes, créant un écart significatif entre le « savoir » et le « faire » engendré par des barrières telles que la rareté du temps et les contraintes de la main-d'œuvre qui nécessitent des réformes curriculaires axées sur la simulation et la déconstruction des méthodes héritées.
Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète
Imaginez que vous apprenez à conduire une voiture. À l'auto-école, vous êtes assis dans une salle de classe, vous mémorisez le code de la route et vous apprenez exactement comment diriger, freiner et signaler. Vous réussissez votre examen théorique avec brio. Mais ensuite, vous vous retrouvez pour la première fois au volant dans la circulation réelle. Soudain, les règles du manuel semblent différentes. Peut-être oubliez-vous de vérifier votre angle mort parce que vous êtes nerveux, ou peut-être avez-vous appris une vieille astuce par un ami qui n'est plus sûre du tout aujourd'hui. Cet écart entre ce que vous savez devoir faire et ce que vous faites réellement quand la pression est sur vous est un problème qui se manifeste dans de nombreux métiers, mais surtout en soins infirmiers.
Dans le monde de la santé, il existe un danger spécifique appelé « escarre » (également connue sous le nom de plaie de lit). Considérez votre peau comme un jardin délicat. Si vous laissez un rocher lourd posé sur une parcelle d'herbe trop longtemps, l'herbe devient brune et meurt parce qu'elle ne peut plus recevoir d'air ou d'eau. De même, si une personne reste dans la même position trop longtemps, sa peau et les tissus en dessous peuvent être tellement écrasés que le sang ne peut plus circuler, provoquant une dégradation de la peau. La bonne nouvelle est que les infirmiers ont un « livre de règles » très clair sur la façon de prévenir cela : bouger souvent le patient, utiliser des coussins spéciaux, garder la peau propre et sèche, et vérifier l'apparition de rougeurs précocement. Mais tout comme le nouveau conducteur, connaître les règles ne signifie pas toujours que vous pouvez les suivre parfaitement lorsque vous êtes fatigué, occupé ou que vous travaillez avec des outils limités. C'est l'histoire d'un groupe de futurs infirmiers essayant de comprendre pourquoi ils peinent parfois à transformer leurs connaissances de classe en actions concrètes dans le monde réel.
L'article : « Savoir n'est pas faire »
Cette étude plonge au cœur de l'esprit des étudiants en soins infirmiers aux Émirats arabes unis pour voir s'ils sont prêts à stopper ces plaies douloureuses avant qu'elles ne commencent. Les chercheurs, dirigés par Doreen Mukona et son équipe, voulaient répondre à une question simple mais complexe : ces étudiants savent-ils réellement comment prévenir les escarres, et si oui, qu'est-ce qui les empêche de le faire ?
Ils ont interrogé 133 étudiants en soins infirmiers (principalement émiratis, avec un âge moyen de 21,9 ans) dans un collège de sciences de la santé. Ils ont soumis aux étudiants un quiz de 31 questions sur la prévention des escarres. Le quiz ne portait pas seulement sur la connaissance des bonnes pratiques ; c'était aussi un piège pour voir s'ils pouvaient identifier les mauvaises pratiques que les gens utilisaient autrefois mais ne devraient plus utiliser.
Le tableau des scores : Bonnes et mauvaises nouvelles
Les résultats sont un mélange d'espoir et de rappel à la réalité. En moyenne, les étudiants ont obtenu un score de 19,9 sur 31, ce qui se traduit par environ 64,1 %.
- Le bon : Seulement environ 20,3 % des étudiants avaient de « bonnes » connaissances (score de 80 % ou plus).
- Le milieu : 42,1 % avaient des connaissances « modérées ».
- La difficulté : Une part significative, 37,6 %, avait de « faibles » connaissances (moins de 60 %).
La partie la plus intéressante des résultats était de savoir ce qu'ils faisaient mal. Les étudiants étaient excellents pour répondre aux questions sur les bonnes choses à faire, comme « Utiliser un matelas spécial » ou « Vérifier la peau souvent ». Mais ils trébuchaient lement lorsqu'il s'agissait de rejeter les vieilles habitudes obsolètes.
- Seuls 14,3 % ont correctement affirmé que l'application d'acides gras spéciaux sur la peau pour la protéger de l'humidité n'est pas la bonne démarche.
- Seuls 17,3 % savaient que relever la tête d'un patient selon un angle raide (30–45°) est en fait un mauvais conseil.
- Seuls 19,5 % ont réalisé que l'enveloppement des talons avec des bandages n'aide pas.
- Seuls 36,8 % savaient que les coussins en forme de « donut » (ceux avec un trou au milieu) sont une mauvaise idée.
C'est comme si les étudiants avaient appris les nouvelles règles de la route, mais continuaient à conduire avec l'ancienne carte dans leur boîte à gants. L'étude suggère que, bien qu'ils aient appris les « choses à faire », ils n'ont pas désappris les « choses à ne pas faire » qui circulent encore dans les manuels ou via les vieilles habitudes.
Le « Pourquoi » de la difficulté
Les chercheurs ne se sont pas arrêtés aux scores des tests ; ils ont demandé aux étudiants : « Qu'est-ce qui vous empêche de faire ce qu'il faut ? » Les étudiants ont répondu à des questions ouvertes, et les chercheurs ont regroupé ces réponses en six thèmes principaux.
- La course contre la montre (51 % des réponses) : La plainte principale était simplement le manque de temps. Les étudiants se sentaient submergés par d'autres tâches, ne laissant pas de temps pour repositionner les patients ou vérifier leur peau attentivement.
- Savoir et faire (54 % des réponses) : C'était le thème principal. Les étudiants ont admis qu'il existe un fossé entre ce qu'on leur enseigne en classe et ce qu'ils peuvent réellement faire à l'hôpital. Ils avaient le sentiment de connaître la théorie, mais de manquer d'expérience pratique pour se sentir confiants.
- Trop de travail pour trop peu de personnel (43 % des réponses) : Il n'y avait pas assez d'infirmiers pour le nombre de patients. Lorsqu'un infirmier est responsable de trop de personnes, tout le monde reçoit moins d'attention.
- Sans les bons outils (26 % des réponses) : Parfois, les matelas ou les coussins spéciaux n'étaient tout simplement pas disponibles.
- Le patient dans l'équation (12 % des réponses) : Certains patients étaient trop lourds, en trop grande douleur, ou ne coopéraient tout simplement pas pour être déplacés.
- L'oubli dans les failles (13 % des réponses) : Parfois, l'équipe ne communiquait pas bien entre elle, ou les notes n'étaient pas correctement consignées, de sorte que des avertissements importants étaient manqués.
La voie à suivre
Lorsqu'on leur a demandé comment résoudre ces problèmes, les étudiants avaient des idées claires. Ils voulaient :
- Une formation régulière (suggéré par 58,9 % des répondants).
- Une pratique par simulation (où ils peuvent s'exercer sur des mannequins ou dans des scénarios fictifs), suggéré par 35,7 %.
- Des directives actualisées et des listes de contrôle, suggérés par 22,3 %.
L'étude a révélé que les étudiants ayant passé plus de temps à l'école et ayant effectué plus de stages cliniques (internats) avaient généralement de meilleures connaissances. Cependant, même les étudiants de fin de cursus n'avaient pas encore atteint le niveau de « bonnes connaissances » nécessaire pour être pleinement confiants. Les données suggèrent que vieillir ou passer plus de temps à l'hôpital ne suffit pas ; il faut une pratique guidée spécifique pour combler l'écart.
L'essentiel
L'article conclut que « savoir n'est pas faire ». Les étudiants de cette étude possèdent une base décente, mais ils trébuchent encore sur de vieux mythes et font face à des obstacles réels comme la pression temporelle et le manque d'équipement. Les auteurs suggèrent que les écoles d'infirmiers doivent faire plus que simplement enseigner les bonnes réponses ; elles doivent activement apprendre aux étudiants comment désapprendre les mauvaises. En utilisant davantage la simulation (des exercices de mise en situation) et en s'assurant que les hôpitaux où les étudiants s'entraînent disposent des bons outils et d'un personnel suffisant, nous pouvons aider ces futurs infirmiers à transformer leurs connaissances en actions, garantissant ainsi que les patients dont ils prennent soin restent en sécurité et confortables. L'étude ne prétend pas avoir résolu le problème, mais elle a cartographié précisément où se trouvent les obstacles, offrant un guide clair sur la manière de dégager le passage.
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