Determinants of Healthcare Service Utilization among Undergraduates of Ignatius Ajuru University of Education, Nigeria.
Cette étude identifie les connaissances, l'attitude, le statut socio-économique, la disponibilité des services et les systèmes de croyances comme des déterminants significatifs de l'utilisation des services de santé chez les étudiants de l'Ignatius Ajuru University of Education, au Nigeria, recommandant une amélioration de la prestation de services et de la promotion de la santé pour accroître les taux d'utilisation.
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Résumé Technique : Déterminants de l'utilisation des services de santé chez les étudiants de l'Ignatius Ajuru University of Education, Nigéria
Énoncé du problème
Malgré l'établissement de services de santé au sein des communautés universitaires pour répondre aux besoins sanitaires des étudiants et du personnel, les taux d'utilisation parmi les étudiants de premier cycle au Nigéria restent sous-optimaux. L'étude identifie une interaction complexe de facteurs contribuant à cette sous-utilisation, notamment une sensibilisation limitée aux services disponibles, des attitudes négatives de la part des prestataires de soins, des contraintes financières, des problèmes d'accessibilité et des systèmes de croyances culturelles ou religieuses. Plus précisément, la recherche souligne qu'à l'Ignatius Ajuru University of Education (IAUE), Port Harcourt, l'accès aux soins est souvent tributaire du paiement des frais de scolarité académiques, créant ainsi des barrières pour les étudiants n'ayant pas encore réglé leurs frais. De plus, les attitudes négatives signalées parmi les travailleurs de la santé et l'influence des systèmes de croyances traditionnelles sur le comportement de recours aux soins suggèrent que le modèle actuel de prestation de services n'est pas pleinement efficace. L'étude vise à enquêter empiriquement sur les déterminants spécifiques — connaissances, attitude, statut socio-économique, disponibilité et systèmes de croyances — qui influencent l'utilisation des services de santé chez les étudiants de l'IAUE.
Méthodologie
La recherche a employé un plan d'enquête transversale institutionnelle pour décrire et évaluer des phénomènes sans manipuler les variables.
- Population et échantillon : La population de l'étude était composée de 27 850 étudiants de premier cycle de l'IAUE. Une taille d'échantillon de 500 étudiants a été déterminée à l'aide de la formule de Taro Yamane.
- Technique d'échantillonnage : Une technique d'échantillonnage à plusieurs degrés a été utilisée. Premièrement, quatre facultés (Sciences Naturelles et Appliquées, Sciences Sociales, Administration/Gestion et Humanités) ont été sélectionnées par échantillonnage aléatoire simple. Deuxièmement, quatre départements au sein de chaque faculté ont été sélectionnés de manière aléatoire. Enfin, 32 étudiants ont été sélectionnés systématiquement dans chaque département désigné.
- Instrument : Les données ont été collectées à l'aide d'un instrument auto-développé intitulé Determinants of Healthcare Service Utilization Questionnaire (DHSUQ). Le questionnaire comprenait trois sections : des données socio-démographiques (Section A), des facteurs influençant l'utilisation (Section B) et l'étendue de l'utilisation mesurée sur une échelle de Likert à quatre points (Toujours à Jamais) (Section C).
- Fiabilité : La cohérence interne de l'instrument a été établie à l'aide de l'alpha de Cronbach, produisant un coefficient de 0,79, ce qui indique une fiabilité acceptable.
- Analyse des données : Les données ont été analysées à l'aide de SPSS version 25.0. Des statistiques inférentielles, spécifiquement la corrélation de Pearson, ont été utilisées pour tester cinq hypothèses nulles à un niveau de signification de 0,05.
Résultats clés
L'étude a testé cinq hypothèses concernant la relation entre des déterminants spécifiques et l'utilisation des services de santé. Toutes les hypothèses nulles ont été rejetées, indiquant des relations statistiquement significatives (p < 0,05) pour toutes les variables, avec des valeurs de signification rapportées comme étant de 0,00* dans les tableaux de l'étude :
- Connaissance : Une corrélation positive significative a été trouvée entre la connaissance des questions de santé et l'utilisation des services (r = 0,44, p = 0,00*). Les étudiants ayant une plus grande sensibilisation aux services disponibles sont plus susceptibles de les utiliser.
- Attitude : Une corrélation positive significative existait entre l'attitude des prestataires de soins et l'utilisation (r = 0,47, p = 0,00*). Les attitudes positives des prestataires étaient liées à des taux d'utilisation plus élevés.
- Statut socio-économique : Une relation significative forte a été observée entre le statut socio-économique et l'utilisation (r = 0,72, p = 0,00*). Les étudiants ayant un statut économique plus élevé étaient plus susceptibles d'accéder aux services par rapport à ceux ayant un statut plus faible.
- Disponibilité : La disponibilité des installations de santé a influencé de manière significative l'utilisation (r = 0,56, p = 0,00*).
- Système de croyance : Une relation significative a été établie entre les systèmes de croyance (religieux et culturels) et l'utilisation (r = 0,32, p = 0,00*).
Principales contributions
L'article contribue à la littérature en fournissant des preuves empiriques dans un contexte universitaire nigérian que l'utilisation des soins de santé est un phénomène multifactoriel. Il isole et quantifie spécifiquement l'impact de cinq variables distinctes sur le comportement de recours aux soins des étudiants. L'étude valide que l'utilisation n'est pas seulement une fonction du besoin, mais qu'elle est fortement médiée par :
- Facteurs institutionnels : La disponibilité physique des services et la conduite professionnelle du personnel.
- Facteurs individuels : Le niveau de littératie en santé de l'étudiant, sa capacité économique et ses systèmes de croyances personnels.
- Barrières systémiques : Le lien de l'accès aux soins avec le statut de paiement des frais de scolarité, ce qui affecte de manière disproportionnée les étudiants à faibles revenus.
Signification et conclusions
Les auteurs concluent que l'utilisation des services de santé chez les étudiants de premier cycle est significativement déterminée par la connaissance, la disponibilité, l'attitude des prestataires, les systèmes de croyance et le statut socio-économique. L'étude affirme qu'améliorer l'utilisation nécessite une approche holistique, centrée sur l'étudiant.
Sur la base de ces résultats, l'article propose les recommandations suivantes :
- La direction de l'université doit assurer la disponibilité adéquate des fournitures médicales et du personnel qualifié.
- Les programmes de promotion de la santé doivent être intensifiés pour améliorer les connaissances et les attitudes des étudiants envers les soins de santé.
- Les parties prenantes devraient promouvoir les croyances et coutumes traditionnelles qui s'alignent sur des comportements positifs de recours aux soins.
- Le gouvernement et les autorités universitaires devraient envisager des programmes de protection sociale, incluant des services médicaux gratuits ou des prêts, pour soutenir les étudiants ayant un statut socio-économique faible ou ceux incapables de payer leurs frais de scolarité, éliminant ainsi les barrières financières aux soins.
L'étude souligne que sans traiter ces déterminants spécifiques, la prestation de soins de santé dans les milieux universitaires restera inefficace, particulièrement pour les populations étudiantes les plus vulnérables.
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