Exploring Midwives’ Experiences with Intrapartum Care in Health Facilities in Ankole Sub-region, South Western, Uganda
Cette étude qualitative menée auprès des sages-femmes de la sous-région d'Ankole en Ouganda révèle que, bien qu'elles possèdent une forte motivation professionnelle, la prestation de leurs soins intrapartum et la rétention de leur carrière sont considérablement compromises par des limites systémiques, des pénuries de ressources et des charges de travail lourdes qui mènent à l'épuisement professionnel et à l'insatisfaction.
Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète
Imaginez un groupe de dix courageuses sages-femmes dans la sous-région d'Ankole, en Ouganda, travaillant dans des centres de santé qui ressemblent un peu à une cuisine bondée et sous-équipée pendant un coup de feu massif lors d'un dîner. Ces sages-femmes sont les chefs essayant de servir le repas le plus important de tous : des accouchements sûrs pour les mères et les bébés. Mais voici le rebondissement : bien qu'elles soient incroyablement passionnées par leur travail, la cuisine vient à manquer de casseroles, le four est cassé, et on leur demande de cuisiner pour trois fois plus de personnes que ce que la recette prévoit de manière sécuritaire.
Cette étude, menée par les chercheuses Eve Katushabe, Mary Steen et Ayishetu Musa-Maliki, a écouté ces sages-femmes pour comprendre ce que cela fait réellement de travailler dans cet environnement de haute pression. Elles n'ont pas seulement demandé « que s'est-il passé ? », mais « quel est le ressenti ? ».
Le bon côté : Le cœur du métier
Parlons d'abord de l'étincelle qui fait tenir ces sages-femmes. Malgré le chaos, la plupart d'entre elles éprouvent un profond sentiment de « super-héroïne » intérieure. Elles ont décrit la joie d'être la toute première personne à voir un bébé entrer au monde et à entendre ce premier cri. C'est comme être la première personne à assister à un tour de magie se produisant en vrai. Une sage-femme a déclaré : « Je suis sincèrement heureuse d'être sage-femme, car j'aspire à cette profession depuis mes années de lycée. »
Même quand les choses tournent mal, elles ressentent une loyauté farouche envers leur métier. Elles ont dit aux chercheuses : « Personne n'a étudié la maïeutique pour maltraiter les mères, c'est à cause de ces défis. » Elles sentent que si elles arrêtent de travailler, des mères pourraient mourir, et cette pensée les hante. Elles continuent donc de se présenter, portées par l'amour et le sens du devoir, même quand le système les fait défaut.
Le mauvais côté : La cuisine cassée
Cependant, la « cuisine » dans laquelle elles travaillent est pleine de trous. Les chercheuses ont identifié trois grands problèmes qui rendent le travail presque impossible.
1. Le syndrome de l'« Orphelin »
Les sages-femmes se sentent comme des orphelines dans le système. Elles ont étudié dur, ont amélioré leurs diplômes et ont dépensé leur propre argent pour obtenir de meilleures qualifications, mais le gouvernement ne les promeut pas. C'est comme courir un marathon et franchir la ligne d'arrivée, pour s'entendre dire : « Belle course, mais vous êtes toujours sur la ligne de départ. »
- La réalité : Sur dix sages-femmes, sept avaient amélioré leur niveau d'éducation pour atteindre le niveau diplôme, mais une seule avait été réellement promue au titre de poste supérieur d'« infirmière auxiliaire ». Les autres restaient bloquées comme « sages-femmes inscrites », le niveau le plus bas, même avec une formation égale ou supérieure.
- Le sentiment : Elles se sentent ridiculisées par des collègues qui n'ont pas étudié, et elles sentent que le gouvernement les utilise comme de la « main-d'œuvre bon marché ». Une sage-femme a noté que même demander à porter un uniforme différent pour montrer leur nouveau statut lui avait été refusé. Elles se sentent invisibles et dévalorisées.
2. Tourner à vide
Les établissements de santé manquent dangereusement de fournitures. Imaginez essayer de faire un gâteau sans farine, sans œufs, ni même de bol pour mélanger.
- L'espace : Les salles de travail sont si petites que les sages-femmes doivent parfois dire aux mères d'attendre dehors jusqu'à ce qu'un lit se libère. Tragiquement, certaines femmes finissent par accoucher sur le sol, couvertes par une feuille de plastique (appelée localement kaveera), faute de place à l'intérieur.
- Le piège de l'argent : Lorsqu'une mère doit être envoyée dans un hôpital plus grand pour une urgence, l'ambulance a besoin de carburant. Mais les mères sont trop pauvres pour payer. Les sages-femmes ont tellement peur d'une issue fatale qu'elles utilisent parfois leurs propres maigres salaires pour acheter le carburant. Une sage-femme a déclaré : « J'achète parfois du carburant pour transférer la mère parce que je sais que si elle tarde, des complications surviendront. »
- La pénurie : Il n'y a pas assez de personnel. Dans une installation, il n'y a qu'un seul officier d'anesthésie pour tout l'endroit, et il ne travaille qu'une semaine sur deux. Cela signifie que pendant une semaine entière, aucune césarienne ne peut être pratiquée, et les mères à haut risque doivent être renvoyées chez elles. Les sages-femmes sont également coincées dans des quarts de 12 heures (de 8h00 à 20h00) avec très peu de jours de repos.
3. Faire les choses de la « vieille manière »
Parce qu'elles sont surchargées et manquent de formation, certaines des soins qu'elles prodiguent ne sont pas basés sur les dernières découvertes scientifiques.
- La position : Elles forcent souvent les mères à accoucher allongées sur le dos (position de lithotomie) parce que les lits sont petits et qu'elles ont l'habitude de cela, même si être assise ou sur le côté est souvent plus sûr et plus confortable.
- Le timing : Elles donnent parfois une injection pour arrêter les saignements (ocytocine) trop tôt ou trop tard, ou elles remplissent le « Guide de soins du travail » (un tableau de suivi de l'accouchement) après la naissance du bébé, juste pour que la paperasse paraisse correcte devant les chefs. C'est comme écrire le journal d'une fête après que tout le monde soit parti, juste pour prouver que vous y étiez.
Les conséquences : L'épuisement professionnel et le plan de sortie
Le résultat de tout cela ? Les sages-femmes font un burn-out. Elles sont épuisées, émotionnellement vidées et physiquement fatiguées. Elles rentrent chez elles se sentant comme des « déchets » et ne peuvent même plus parler à leur propre famille car elles sont trop fatiguées.
- La menace : Certaines envisagent même de démissionner. Une sage-femme a déclaré : « J'ai déjà un plan de secours. Je suis en train de suivre un autre cours... donc ce lieu de travail n'est pas idéal pour moi. »
- Le risque : Les chercheuses suggèrent que si ces sages-femmes partent, la pénurie de personnel qualifié pour les accouchements s'aggravera encore, mettant davantage de mères et de bébés en danger.
Ce que l'article dit (et ne dit pas)
Cette étude suggère que le système actuel est brisé et que le réparer nécessite plus que de simplement dire aux sages-femmes de « faire plus d'efforts ». Elle soutient que le gouvernement doit :
- Promouvoir les sages-femmes qui améliorent leur niveau d'éducation.
- Construire plus de salles de travail et acheter plus d'équipement.
- Payer les sages-femmes suffisamment pour qu'elles n'aient pas à utiliser leur propre argent pour le carburant.
- Les former aux pratiques modernes fondées sur des preuves.
L'article ne dit pas que les sages-femmes sont mauvaises dans leur travail. En fait, il exclut explicitement l'idée qu'elles soient peu qualifiées ou indifférentes. Au contraire, il soutient que l'environnement les force à adopter de mauvaises pratiques. Il ne prétend pas non plus que ces problèmes sont uniques à cette région ; il suggère que ce sont des problèmes systémiques communs dans les contextes à ressources limitées.
Les auteurs sont convaincus de leurs conclusions car ils ont écouté directement les sages-femmes, enregistré les entretiens et vérifié leurs notes avec les participantes pour s'assurer qu'ils avaient bien saisi la situation. Ils n'ont pas simulé cela sur un ordinateur ; ils sont allés dans les centres de santé et ont entendu les histoires.
L'essentiel
Les sages-femmes d'Ankole sont les héroïnes qui veulent sauver des vies, mais elles mènent une bataille avec des armes brisées et sans renforts. L'étude conclut que pour sauver les mères et les bébés, nous devons d'abord sauver les sages-femmes en leur donnant les outils, la rémunération et le respect qu'elles méritent. Comme l'a dit une sage-femme : « Nous ne pouvons pas poser nos outils pour laisser les mères mourir », mais le système rend très difficile le fait de continuer à tenir bon.
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