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Investigation of the Insecticide Resistance Pattern in Anopheles gambiae s.l. Mosquitoes in Selected Local Government Areas in Ekiti State, South West, Nigeria

Cette étude révèle une résistance généralisée à la deltaméthrine et au DDT, ainsi qu'une susceptibilité variable à d'autres insecticides, parmi les populations d'*Anopheles gambiae* s.l. dans l'État d'Ekiti, au Nigeria, soulignant le besoin urgent de stratégies de rotation des insecticides et de gestion intégrée des vecteurs spécifiques à la région pour soutenir les efforts de lutte contre le paludisme.

Auteurs originaux : Adejumoke Adelanke Ajayi, Abiodun David Adams, Hillary Iwegbunem Okoh, Segun Isaac Oyedeji

Publié 2026-09-01
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Auteurs originaux : Adejumoke Adelanke Ajayi, Abiodun David Adams, Hillary Iwegbunem Okoh, Segun Isaac Oyedeji

Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète

Résumé technique : Étude des profils de résistance aux insecticides chez Anopheles gambiae s.l. dans l'État d'Ekiti, Nigéria

Énoncé du problème
Le paludisme demeure un fardeau de santé publique critique au Nigéria, où 97 % de la population est à risque et où des dizaines de millions de cas sont signalés chaque année. La stratégie principale de lutte antivectorielle repose sur les moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d'action (MILDA) et la pulvérisation d'insecticide en intérieur (PII), qui dépendent fortement des pyréthroïdes et d'autres classes d'insecticides recommandées par l'OMS. Cependant, l'efficacité de ces interventions est de plus en plus compromise par le développement d'une résistance aux insecticides chez les vecteurs d'Anopheles. Bien que des études moléculaires et des inventaires de l'habitat larvaire aient été menés dans l'État d'Ekiti, au sud-ouest du Nigéria, il manquait des données rapportées concernant l'état de sensibilité des populations locales d'An. gambiae s.l. aux insecticides standards. Cette étude comble cette lacune en évaluant les profils de résistance d'An. gambiae s.l. face à plusieurs classes d'insecticides à travers six zones de gouvernement local (LGA) dans l'État d'Ekiti.

Méthodologie
L'étude a été menée entre avril 2022 et juin 2023 dans six LGA sélectionnés : Ado, Ise-Orun, Ido-Osi, Oye-Ekiti, Efon-Alaye et Ikere-Ekiti.

  • Collecte d'échantillons : Les larves de moustiques ont été collectées dans divers habitats de reproduction (naturels et artificiels) à l'aide de techniques de prélèvement par immersion standard. Les larves ont été transportées vers l'unité d'entomologie de l'Université Fédérale d'Oye-Ekiti, puis élevées à l'âge adulte dans des conditions contrôlées (27 °C, 82 % d'humidité relative) et nourries avec de la levure.
  • Tests de sensibilité : Les femelles adultes de moustiques ont été soumises aux bioessais standards de l'OMS. L'étude a utilisé des papiers tests imprégnés pour cinq insecticides représentant différentes classes :
    • Pyréthroïdes : Deltaméthrine (0,05 %).
    • Organochlorés : DDT (4 %).
    • Carbamates : Bendiocarbe (0,1 %) et Propoxur (0,1 %).
    • Organophosphorés : Pirimiphos-méthyl (0,25 %).
  • Procédure : Trois répétitions ont été effectuées pour chaque insecticide. Les moustiques ont été exposés pendant une heure, avec un enregistrement de l'effet de choc (knockdown) à des intervalles de 10 minutes (10 à 60 minutes). La mortalité a été évaluée 24 heures après l'exposition. La mortalité du témoin étant restée inférieure à 5 %, la correction d'Abbott n'a pas été nécessaire.
  • Analyse des données : Les taux de mortalité ont été comparés aux critères de l'OMS (Sensible : 98–100 % ; Résistance possible : 90–97 % ; Résistant : <90 %). Les temps de choc (KDT50 et KDT95) et les taux ont été calculés à l'aide de SPSS version 23.

Résultats clés
L'étude a révélé un profil de résistance hétérogène mais préoccupant à travers les six LGA :

  • Résistance généralisée aux pyréthroïdes et aux organochlorés : Une résistance à la Deltaméthrine et au DDT a été observée dans les six LGA. Les taux de mortalité pour la Deltaméthrine variaient de 50,67 % (Ise-Orun) à 98,7 % (Oye Ekiti et Efon Alaye), plusieurs zones présentant une résistance claire (<90 %). La résistance au DDT était particulièrement sévère, avec des taux de mortalité descendant jusqu'à 29,33 % à Ado-Ekiti.
  • Réponse variable aux carbamates : La sensibilité au Bendiocarbe a été enregistrée dans deux LGA (Ikere-Ekiti et Ido-Osi), tandis qu'une résistance a été observée dans d'autres. Le Propoxur a montré une sensibilité à Ikere-Ekiti et Ido-Osi, mais une résistance à Oye-Ekiti et Efon-Alaye.
  • Résistance émergente aux organophosphorés : Le Pirimiphos-méthyl a montré une « résistance possible » (90–97 % de mortalité) dans plusieurs LGA, avec une résistance confirmée à Ikere-Ekiti (80,0 %) et Ado-Ekiti (73,33 %).
  • Dynamique de l'effet de choc (knockdown) : Des variations spatiales significatives de la vitesse de l'effet de choc ont été notées. Le Bendiocarbe a systématiquement démontré l'effet de choc le plus rapide (KDT50 = 25,70 minutes au total), suivi du Propoxur. La Deltaméthrine a présenté le choc le plus lent (KDT50 = 77,67 minutes), particulièrement à Ado-Ekiti. Les populations d'Ido-Osi et de Ikere-Ekiti ont généralement montré des réponses de choc plus rapides que celles d'Ado-Ekiti.

Principales contributions

  • Données de référence pour l'État d'Ekiti : Cette recherche constitue le premier rapport documenté sur les profils de sensibilité aux insecticides d'An. gambiae s.l. dans l'État d'Ekiti, comblant un vide de données critiques dans la région pour la planification de la lutte vectorielle.
  • Résolution spatiale : En analysant six LGA distincts, l'étude souligne que la résistance n'est pas uniforme, des zones spécifiques (par exemple, Ado-Ekiti) présentant des profils de résistance plus sévères que d'autres.
  • Efficacité comparative : L'étude quantifie la performance différentielle de cinq classes majeures d'insecticides, identifiant le Bendiocarbe et le Propoxur comme des options actuellement plus efficaces dans certains lieux par rapport à la Deltaméthrine et au DDT, dont l'efficacité est fortement compromise.

Signification et affirmations
Les auteurs affirment que la résistance généralisée aux insecticides couramment utilisés, en particulier les pyréthroïdes (Deltaméthrine) et les organochlorés (DDT), représente une menace sérieuse pour les efforts de lutte contre le paludisme dans l'État d'Ekiti. L'étude soutient que les profils de résistance observés sont probablement induits par les pressions sélectives de l'utilisation excessive de pesticides agricoles, d'herbicides et d'insecticides domestiques, qui pourraient avoir accéléré l'évolution des mécanismes de résistance dans les populations locales de moustiques.

L'article conclut que la dépendance actuelle à des insecticides à classe unique est insoutenable. Il préconise la mise en œuvre de la rotation des insecticides, d'une gestion de la résistance spécifique à la région et de stratégies de Gestion Intégrée des Vecteurs (GIV). Plus précisément, les auteurs suggèrent de combiner des insecticides ayant des modes d'action différents pour gérer les vecteurs résistants. Les conclusions sont destinées à informer les autorités de santé locales et les programmes de lutte vectorielle afin d'adapter leurs stratégies aux profils de résistance spécifiques identifiés dans chaque LGA, garantissant ainsi la pérennité de l'efficacité des interventions de lutte contre le paludisme.

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