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Supplements, not entry points: the stratification of agroecological knowledge access among smallholder farmers in western Kenya

Sur la base d'une enquête menée auprès de 386 petits exploitants dans l'ouest du Kenya, cette étude révèle que les canaux de connaissances agroécologiques structurés et fondés sur la science fonctionnent principalement comme des compléments pour les agriculteurs qui possèdent déjà des répertoires d'informations larges et diversifiés, plutôt que de servir de points d'entrée pour ceux ayant un accès limité, mettant ainsi en évidence une stratification de l'accès aux connaissances pilotée par le revenu et l'aisance numérique.

Auteurs originaux : Lilian Bisase, Faith Maina, Ruth Njoroge, Abigael Otinga, George Ariya

Publié 2026-08-20
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Auteurs originaux : Lilian Bisase, Faith Maina, Ruth Njoroge, Abigael Otinga, George Ariya

Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète

Dans les champs de l'ouest du Kenya, où de petites exploitations nourrissent familles et communautés, une révolution tranquille est en cours. Elle n'est pas portée par de nouvelles semences ou des machines coûteuses, mais par un changement dans la manière dont les agriculteurs apprennent à cultiver la terre. Cette approche, connue sous le nom d'agroécologie, traite l'agriculture comme un réseau complexe de vie plutôt que comme une simple ligne de production industrielle. Contrairement aux méthodes traditionnelles qui reposent souvent sur l'achat d'intrants spécifiques comme les engrais chimiques, l'agroécologie demande aux agriculteurs d'observer leur terre, d'adapter leurs pratiques aux conditions locales et de partager leurs connaissances les uns avec les autres. Parce que ces méthodes sont si spécifiques à chaque exploitation, elles ne peuvent être apprises via un simple dépliant ou une émission de radio ; elles nécessitent l'observation, l'essai et le retour d'expérience. Pour que ce système fonctionne, les agriculteurs doivent avoir accès à une grande variété de sources d'information, allant des voisins et des groupes locaux aux experts gouvernementaux et aux institutions scientifiques. La question qui se pose aux décideurs politiques est de savoir si ces différents canaux de connaissances atteignent réellement les agriculteurs qui en ont besoin, et si oui, comment ils s'articulent dans la vie quotidienne d'un agriculteur.

Une équipe de chercheurs de l'Université d'Eldoret et du Forum Régional des Universités pour le Renforcement des Capacités en Agriculture s'est donné pour mission de répondre à cette question en écoutant 386 petits exploitants dans les comtés de Busia et de Siaya. Ces deux régions, situées près du lac Victoria, abritent des milliers de familles qui cultivent des produits tels que le maïs, les haricots et les patates douces. Les chercheurs ne se sont pas contentés de demander quelles sources étaient les plus populaires ; ils ont demandé à chaque agriculteur de lister chaque canal utilisé pour apprendre l'agriculture durable. Ils voulaient voir l'image complète de la « boîte à outils de connaissances » de l'agriculteur : l'ensemble complet des sources en lesquelles ils ont confiance et vers lesquelles ils se tournent. En cartographiant ces boîtes à outils, l'équipe espérait comprendre si le système était défaillant ou s'il fonctionnait simplement d'une manière différente de celle attendue par les experts.

Ce que les chercheurs ont découvert, c'est un paysage de connaissances profondément inégal, non pas parce que certains agriculteurs sont totalement exclus, mais parce que le chemin vers l'information la plus avancée est bloqué par une pente raide. L'étude a révélé que le moyen le plus courant pour les agriculteurs d'apprendre est de discuter entre eux. Près de 70 % des agriculteurs interrogés ont déclaré apprendre auprès de leurs pairs. Les agents de vulgarisation gouvernementaux constituaient la source suivante la plus courante, atteignant environ 54 %, suivis par les organisations non gouvernementales à 45 %. Ces sources constituent le fondement du système. Cependant, les canaux qui connectent directement les agriculteurs à la science formelle — tels que les Écoles de Terrain pour Agriculteurs (ETA), où des groupes apprennent par des expérimentations guidées, et les instituts de recherche académique — ne touchaient que très peu de personnes. Environ 11 % des agriculteurs avaient fréquenté une École de Terrain pour Agriculteurs, et à peine 6 % s'étaient tournés vers un institut de recherche pour obtenir des conseils.

La découverte cruciale, cependant, n'était pas seulement que ces canaux scientifiques étaient rares, mais plutôt qui les utilisait. Les chercheurs s'attendaient à ce que ces écoles et institutions desservent peut-être un groupe spécifique et isolé d'agriculteurs qui en dépendent exclusivement. Ils ont trouvé le contraire. Pas un seul agriculteur de toute l'étude n'a cité une École de Terrain pour Agriculteurs ou un institut de recherche comme sa seule source de connaissances. En fait, les agriculteurs qui utilisaient ces canaux avancés étaient déjà les personnes les plus connectées du système. En moyenne, un agriculteur utilisant une École de Terrain pour Agriculteurs avait accès à cinq sources d'information différentes, tandis que l'agriculteur moyen de l'étude en utilisait moins de trois. Ces canaux scientifiques n'étaient pas des points d'entrée pour les personnes déconnectées ; ils étaient des compléments pour ceux qui étaient déjà bien connectés.

Ce schéma suggère que le système est stratifié, c'est-à-dire qu'il est structuré en couches comme une pyramide, plutôt que segmenté, où différents groupes utiliseraient des outils totalement distincts. Les agriculteurs à la base de la pyramide dépendent d'un ensemble restreint de sources, généralement la discussion avec les voisins ou un seul agent gouvernemental. À mesure que les agriculteurs acquièrent plus de ressources, comme un revenu plus élevé, une éducation plus poussée ou une plus grande aisance avec les outils numériques, ils grimpent la pyramide. Ils ajoutent davantage de sources à leur boîte à outils, atteignant finalement le sommet où se trouvent les canaux de la science formelle. L'étude a montré que pour chaque palier de revenu supplémentaire, un agriculteur était significativement plus susceptible de disposer d'un éventail plus large de sources d'information. De même, les agriculteurs qui se sentaient à l'aise avec les plateformes numériques étaient plus susceptibles d'avoir une boîte à outils plus vaste.

Les chercheurs ont également découvert un rebondissement surprenant dans le fonctionnement de ces réseaux. On suppose souvent que les groupements d'agriculteurs agissent comme un pont, prenant le savoir local pour le connecter aux experts scientifiques. Les données suggèrent toutefois que, pour beaucoup, ces groupes agissent comme une boucle fermée. Les agriculteurs ayant un accès fort aux groupes locaux étaient beaucoup plus susceptibles d'apprendre de leurs pairs, mais ils étaient en réalité moins susceptibles de se tourner vers les canaux scientifiques formels. Les réseaux de pairs satisfaisaient tellement leurs besoins immédiats qu'ils ne ressentaient pas le besoin d'aller plus loin, ou peut-être que la structure des groupes les empêchait de regarder vers le haut. Cela signifie que la simple formation d'un groupe d'agriculteurs ne transfère pas automatiquement le savoir scientifique au sein de ce groupe ; la connexion doit être établie de manière délibérée.

Peut-être le fossé le plus frappant mis en lumière par l'étude résidait dans l'écart entre ce que les agriculteurs voulaient apprendre et ce qu'ils recevaient réellement. Lorsqu'on leur a demandé comment ils préféraient apprendre, près de 78 % des agriculteurs ont déclaré vouloir des démonstrations pratiques sur le terrain. Ils voulaient voir les techniques en action, toucher la terre et essayer par eux-mêmes. Pourtant, les canaux qui permettent ce type d'apprentissage — les Écoles de Terrain pour Agriculteurs et les foires agricoles — étaient précisément ceux qui touchaient le moins de monde. Plus de 72 % des agriculteurs qui souhaitaient ces démonstrations n'y avaient pas accès. Ils se retrouvaient avec des programmes radio, des applications mobiles ou des guides écrits, qui ne pouvaient pas fournir l'expérience physique qu'ils réclamaient. Ce décalage n'était pas dû à un manque d'intérêt pour la technologie ; de nombreux agriculteurs utilisaient les réseaux sociaux et la radio, mais ils constataient que ces outils ne pouvaient remplacer le besoin de voir et de faire.

L'étude a également souligné que les deux comtés, bien que similaires dans leur agriculture, suivaient des chemins différents pour arriver au même résultat. À Busia, le système était fortement piloté par des organisations non gouvernementales externes, qui touchaient une grande partie des agriculteurs de la région. À Siaya, le système reposait davantage sur des groupes communautaires locaux et présentait de meilleures connexions avec les instituts de recherche. Malgré ces différents intermédiaires, la structure sous-jacente restait la même : une large base d'apprentissage entre pairs, avec les canaux scientifiques siégeant tout en haut, accessibles uniquement à ceux qui avaient déjà gravi l'échelle.

Les implications de ces résultats sont claires pour quiconque souhaite améliorer l'agriculture dans la région. Si l'objectif est d'apporter les connaissances agroécologiques avancées aux agriculteurs qui en ont le plus besoin, il ne suffira pas de créer davantage d'Écoles de Terrain pour Agriculteurs ou de lancer plus de programmes de recherche si ceux-ci restent au sommet de la pyramide. Ces canaux ne peuvent pas servir de premier point de contact pour un agriculteur qui n'a aucun autre moyen d'information. Au lieu de cela, les programmes doivent utiliser les canaux en lesquels les agriculteurs ont déjà confiance et qu'ils utilisent déjà — les voisins, les groupes locaux et les agents gouvernementaux — comme points d'entrée pour les guider vers des connaissances plus avancées. L'étude suggère que le partage horizontal des connaissances entre agriculteurs fonctionne déjà bien, mais que la connexion verticale avec l'expertise scientifique fait défaut. Sans un effort délibéré pour combler ce fossé, les agriculteurs qui sont déjà les plus en difficulté resteront sur le bas de l'échelle, incapables d'atteindre les outils qui pourraient les aider à prospérer.

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