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Navigating insider research as a pregnant midwife researching maternity care: an autoethnography to explore challenges and opportunities in qualitative research

Cette autoethnographie examine les défis et les opportunités auxquels est confrontée une sage-femme enceinte menant une recherche de type « insider » en soins de maternité, en mettant l'accent sur l'importance de la réflexivité et de l'encadrement pour produire des études transparentes et crédibles.

Auteurs originaux : Hannah M Brennan

Publié 2026-09-07
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Auteurs originaux : Hannah M Brennan

Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète

Dans le monde de la santé, les personnes qui étudient un système sont souvent les mêmes que celles qui travaillent à l'intérieur de celui-ci. C'est ce qu'on appelle la recherche « insider » (ou recherche de l'intérieur). Imaginez un enseignant étudiant la façon dont les élèves apprennent dans sa propre classe, ou un médecin enquêtant sur le ressenti des patients concernant leur traitement au sein de son propre hôpital. Dans le domaine de la maïeutique, où les professionnels guident les femmes à travers la grossesse et l'accouchement, cette approche devient de plus en plus courante. Il existe une forte incitation pour que les sages-femmes mènent leurs propres recherches car elles comprennent mieux que quiconque les réalités quotidiennes de leur travail. Cependant, lorsqu'un chercheur est également membre du groupe qu'il étudie, et peut-être même utilisateur des services qu'il observe, la frontière entre observateur et participant peut devenir floue. Cela crée un ensemble unique de défis et d'opportunités qui peuvent façonner la qualité et l'honnêteté des résultats.

Hannah M. Brennan, sage-femme et chercheuse à l'Université de Manchester, a exploré ce territoire complexe en examinant sa propre expérience. Elle a mené une étude pour comprendre comment les sages-femmes parlent aux femmes enceintes de l'évolution de leurs habitudes de santé, comme l'alimentation ou l'exercice physique. Pendant les trois mois qu'elle a passés à observer ces conversations dans un grand hôpital et dans des cliniques communautaires, Brennan n'était pas seulement une chercheuse ; elle était aussi une femme enceinte et une sage-femme pratiquante travaillant dans le même groupement hospitalier. Elle a tenu un journal détaillé de ses pensées et de ses sentiments tout au long du processus, utilisant une méthode appelée auto-ethnographie. Cette approche traite son histoire personnelle comme la donnée primaire, permettant d'analyser comment sa double identité a influencé la recherche. Elle a observé vingt et une consultations impliquant trente-trois participants, enregistrant les interactions pour voir comment les conseils de santé étaient réellement dispensés.

Le parcours n'a pas été sans luttes internes. Brennan a constaté que tenir deux rôles à la fois — sage-femme et chercheuse — créait parfois un conflit d'intérêts. Par exemple, lors d'une observation, une sage-femme qu'elle observait a eu des difficultés à effectuer une prise de sang sur une patiente et a demandé de l'aide. En tant que sage-femme, son instinct était d'intervenir et d'aider, mais en tant que chercheuse, elle devait rester une observatrice pour que l'étude reste éthique. Elle a dû décliner poliment, expliquant que son rôle était strictement d'observer et d'enregistrer, et non de pratiquer la médecine. Ce moment lui a laissé un sentiment de culpabilité, car elle voulait aider sa collègue, mais elle savait que briser ses limites de recherche compromettrait l'étude. Elle a également dû réfléchir soigneusement à sa tenue. Bien qu'elle ne puisse pas porter sa tenue complète de sage-femme en raison de sa grossesse, elle a choisi de porter des blouses médicales et un cordon de badge hospitalier. Cela l'aidait à ressembler à une professionnelle de santé, ce qui a instauré la confiance avec le personnel et les patients, mais elle devait être très claire lorsqu'elle se présentait : elle était là en tant que chercheuse, et non en tant que collègue de service.

Un autre obstacle important était la gestion de ses propres suppositions. Parce qu'elle avait travaillé comme sage-femme et qu'elle était elle-même une femme enceinte, elle est entrée dans l'étude avec des idées préconçues sur la manière dont les conversations devraient se dérouler. Elle supposait que les sages-femmes seraient trop pressées pour donner des conseils détaillés et s'appuieraient sur un script générique. Cependant, elle a réalisé que si elle laissait ces croyances prendre le dessus, elle pourrait passer à côté des véritables histoires que les données racontent. Pour éviter cela, elle a fait un effort conscient pour mettre de côté ses attentes et laisser les conversations réelles guider son analyse. Elle a également été confrontée à des préoccupations éthiques concernant la confiance. Parce qu'elle était une sage-femme connue à l'hôpital, certains membres du personnel auraient pu se sentir pressés de participer à son étude, craignant que dire non n'affecte leur emploi. Pour résoudre cela, elle a travaillé avec le comité d'éthique pour modifier sa stratégie de recrutement, garantissant qu'un membre de l'équipe administrative, plutôt que Brennan elle-même, approcherait les participants potentiels pour solliciter leur aide. Cela a éliminé tout sentiment de coercition et a protégé la nature volontaire de l'étude.

Malgré ces défis, être une « insider » offrait des avantages puissants qu'un « outsider » ne pourrait pas facilement reproduire. Sa connaissance approfondie du fonctionnement du système de maternité lui a permis de planifier l'étude plus efficacement. Elle savait que le rendez-vous de suivi, où une femme rencontre sa sage-femme pour la première fois, était le meilleur moment pour observer les discussions sur les habitudes de santé car c'était la visite de routine la plus longue. Cette intuition l'a aidée à recueillir des données riches et détaillées. De plus, son identité de sage-femme et de femme enceinte l'a aidée à établir un rapport immédiat. Lorsqu'elle parlait aux sages-femmes, elles comprenaient sa perspective sur le stress du métier. Lorsqu'elle parlait aux femmes enceintes, celles-ci se sentaient à l'aise de partager leurs sentiments parce qu'elle vivait la même expérience. Ces moments de connexion partagés, comme discuter de leurs grossesses pendant les pauses, ont créé un espace sûr où les participantes étaient plus ouvertes et honnêtes.

Le processus a également apporté une satisfaction personnelle et une croissance professionnelle. Brennan a trouvé que s'engager dans la recherche lui permettait de voir sa profession sous un nouveau jour. Elle a été témoin de moments de soins exceptionnels, comme une sage-femme faisant preuve d'une grande compassion envers une femme luttant contre la toxicomanie. Ces observations ont servi de opportunité d'apprentissage, lui rappelant le type de soins qu'elle souhaitait prodiguer dans sa propre pratique. Elle a réalisé que la recherche pouvait être un moyen d'honorer l'histoire de la maïeutique, qui a commencé par des femmes se soutenant mutuellement à travers la naissance. En étudiant son propre domaine, elle avait le sentiment de contribuer à la profession de manière significative, trouvant de la joie dans son travail et un sens renouvelé de sa mission.

L'étude conclut que bien que la recherche « insider » en maïeutique présente de réelles difficultés, telles que naviguer entre des rôles conflictuels et gérer ses propres biais personnels, c'est une approche précieuse. La clé du succès réside dans la réflexivité, qui est la pratique consistant à réfléchir constamment à sa propre influence sur la recherche. En étant honnête sur sa position, en définissant clairement ses limites et en utilisant ses connaissances uniques pour approfondir sa compréhension, les sages-femmes chercheuses peuvent produire des travaux qui sont à la fois crédibles et profondément perspicaces. Cette approche n'élimine pas les défis, mais elle fournit un cadre pour les gérer, garantissant que la recherche reste éthique et que les conclusions reflètent véritablement les expériences de ceux qui sont impliqués. À mesure que de plus en plus de sages-femmes endossent le rôle de chercheuses, la compréhension de ces dynamiques sera essentielle pour créer des études transparentes et de haute qualité qui améliorent les soins prodigués aux mères et aux bébés.

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