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Shengsheng as Progressive Temporality: A Zoetological Account of Moral Progress

Cet article soutient que le concept confucéen de *shengsheng* fournit une « tempologie » non finaliste du progrès moral, dans laquelle l'avancement est défini non pas par un point d'arrivée fixe, mais par la culture de conditions pour un épanouissement relationnel continu et non coercitif à travers les pratiques éthiques de *cun* (préservation) et de *wuwang wuzhu* (ne pas oublier et ne pas forcer).

Auteurs originaux : Yuchen Liang

Publié 2026-08-31
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Auteurs originaux : Yuchen Liang

Article original sous licence CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Ceci est une explication générée par l'IA de l'article ci-dessous. Elle n'a pas été rédigée ni approuvée par les auteurs. Pour une précision technique, consultez l'article original. Lire la clause de non-responsabilité complète

Imaginez que vous essayez de guider un jardin vers un avenir meilleur. Vous voulez que les plantes poussent, qu'elles s'épanouissent et qu'elles deviennent la meilleure version d'elles-mêmes. Mais vous êtes confronté à une question difficile : savez-vous exactement à quoi ressemble le jardin parfait avant de commencer ? Si vous le savez, vous pourriez forcer chaque plante à adopter une forme unique et rigide, taillant tout ce qui ne correspond pas à votre plan. Si vous ne le savez pas, vous pourriez craindre que, sans destination claire, le jardin ne devienne sauvage et chaotique. C'est le puzzle central auquel est confronté un mouvement moderne appelé le Confucianisme Progressiste. Il cherche à actualiser la sagesse chinoise ancienne pour l'adapter à notre monde actuel, en croyant que les individus et les sociétés peuvent s'améliorer au fil du temps. Cependant, des critiques ont posé une question tranchante : si nous disons que nous progressons, vers quoi allons-nous réellement ? Existe-t-il un état final et parfait de la vie humaine que nous essayons d'atteindre, ou le futur est-il quelque chose que nous ne pouvons pas pleinement prédire ?

Un nouvel article de Yuchen Liang, chercheuse à l'Université chinoise de Hong Kong, Shenzhen, offre une nouvelle façon de penser ce problème. Au lieu de chercher une destination fixe, Liang suggère de regarder la nature même de la manière dont la vie croît. L'article s'appuie sur deux idées principales pour construire son argument. Premièrement, elle utilise un concept appelé « tempologie », qui est simplement une façon de décrire comment nous comprenons le temps et comment le passé, le présent et le futur sont connectés les uns aux autres. Deuxièmement, elle se concentre sur un terme chinois ancien, shengsheng, qui se traduit approximativement par « la vie générant la vie » ou « procréation incessante ». Dans le contexte de cet article, shengsheng ne concerne pas seulement le fait d'avoir des enfants ; c'est une description du fonctionnement du monde comme un processus créatif continu où les choses deviennent toujours quelque chose de nouveau, sans jamais être tout à fait achevées.

Liang soutient que le progrès moral doit être compris à travers ce prisme du shengsheng. Dans cette perspective, une personne ou une société est comme un processus vivant hérité du passé, mais qui n'est jamais complet. Nous sommes façonnés par notre histoire et nos relations, mais nous sommes aussi ouverts au changement. L'article suggère que le véritable progrès ne consiste pas à marcher vers un idéal prédéterminé, comme un train se dirigeant vers une gare spécifique. Au contraire, le progrès consiste à créer les conditions permettant aux individus et aux communautés de continuer à croître, à s'adapter et à s'épanouir de manières que nous ne pouvons pas pleinement prédire à l'avance. C'est une approche non-finaliste, ce qui signifie qu'elle ne suppose pas qu'il existe un seul état final parfait que tout le monde doit atteindre.

L'auteur distingue soigneusement le simple fait de la croissance de la valeur morale de cette croissance. Le fait qu'une chose change ou grandisse ne signifie pas qu'elle s'améliore. Un cancer croît, mais il nuit au corps. De même, une société peut changer et devenir plus efficace, mais si ce changement écrase la capacité des gens à participer à leur propre vie, ce n'est pas du progrès. Liang propose un test spécifique pour déterminer ce qui compte comme progrès moral : est-ce qu'un changement élargit la capacité des personnes à répondre à leur monde, à se lier les unes aux autres et à continuer de se développer ? Si une nouvelle loi, une nouvelle école ou un nouvel arrangement familial aide les gens à devenir plus capables de façonner leur propre avenir, alors c'est progressiste. Si cela les enferme dans un rôle fixe ou les empêche de grandir, c'est régressif, même si cela prétend les aider.

Pour expliquer comment nous devons traiter ce potentiel de croissance, l'article se tourne vers deux concepts anciens du philosophe Mencius. Le premier est cun, qui est souvent traduit par « préservation » ou « garder ». Liang réinterprète cela non pas comme le fait de maintenir quelque chose figé dans le temps, comme une pièce de musée, mais comme le fait de prendre soin de quelque chose pour qu'il puisse continuer à se développer. On ne préserve pas un semis en le gardant un semis pour toujours ; on le préserve en lui donnant l'eau et la lumière du soleil dont il a besoin pour devenir un arbre. Le second concept est wuwang wuzhu, une expression signifiant « ne pas oublier, ne pas forcer ». C'est un guide sur la manière de prendre soin des autres sans prendre le contrôle de leur vie. « Ne pas oublier » signifie que vous devez être attentif, apporter un soutien et éliminer les obstacles. « Ne pas forcer » signifie que vous ne devez pas tirer sur la pousse pour la faire pousser plus vite, ni décider de la forme finale de l'arbre avant même qu'il n'ait commencé.

Cette approche résout une tension majeure dans notre façon de penser le progrès. Elle rejette l'idée que nous devions avoir un plan complet de l'avenir avant de commencer à construire. Elle rejette également l'idée que nous devions simplement laisser les choses telles quelles et laisser faire la nature. Au lieu de cela, elle suggère une voie médiane de soin actif et attentif qui respecte l'agence de la personne ou de la communauté aidée. L'article soutient que lorsque nous traitons le futur comme quelque chose de déjà connu et fixé, nous risquons de devenir oppressifs. Nous pourrions forcer les gens dans des moules qui ne leur correspondent pas, en prétendant les aider à progresser alors que nous fermons en réalité leurs possibilités. C'est ce qui arrive lorsqu'une société prétend connaître la « façon parfaite » de vivre et tente de forcer tout le monde à s'y conformer.

Le travail de Liang répond également à une inquiétude spécifique soulevée par les critiques du Confucianisme Progressiste : l'idée que le « progrès » n'est qu'un outil utilisé par des groupes puissants pour imposer leurs propres valeurs aux autres. En utilisant le cadre du shengsheng, l'article montre que le progrès ne nécessite pas une destination universelle et uniforme. Il permet l'émergence de nombreuses formes différentes d'épanouissement. Une famille, une école ou un gouvernement peut être progressiste s'il aide ses membres à développer leurs capacités uniques et à se lier les uns aux autres de manière saine, sans exiger qu'ils deviennent tous les mêmes. L'objectif est de laisser la porte ouverte à de nouvelles possibilités, plutôt que de la verrouiller avec un plan rigide.

L'article conclut que la tâche du progrès moral n'est pas de déterminer l'avenir à l'avance, mais de préserver les conditions qui permettent aux individus et aux communautés de créer cet avenir par eux-mêmes. Il s'agit d'un passage d'une vision du temps comme une ligne droite menant à une ligne d'arrivée, à une vision du temps comme un processus vivant et respirant de renouveau. Dans cette perspective, la chose la plus importante que nous puissions faire est de cultiver les relations et les environnements qui permettent à la vie de continuer à générer de nouvelles formes de sens et de connexion. Nous n'avons pas besoin de connaître la forme finale du jardin pour savoir que nous en prenons bien soin ; nous avons seulement besoin de nous assurer que le sol est riche, que l'eau est disponible et que chaque plante est libre de grandir vers ce qu'elle est censée devenir.

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